Croire que, dans la vie, « tout est impermanence » est une illusion qui vous empêche de comprendre comment parvenir à mener une vie saine et sereine, durablement. En effet, si l’on est persuadé de cela, alors il n’existe aucune vérité à laquelle nous pouvons nous fier, pour rendre possible cette réalité.
Pourtant, il existe des faits concrets, à travers la Nature Vivante, qui démontrent que la permanence existe bien, et que nous pouvons tous les jours observer. Par exemple :
– de notre point de vue, le Soleil se lève toujours à l’Est et se couche à l’Ouest,
– aucun végétal ne peut se développer sans le minéral,
– les animaux possèdent tous au moins un sens physique,
– l’être humain est capable de marcher en se tenant debout,
– etc.
Et si ces faits sont perceptibles tous les jours et restent inchangés, c’est parce qu’il existe des lois intransgressibles et immuables qui régissent l’univers, constituant par conséquent notre monde réel, et représentant, pour tous les êtres vivants, la Vérité.
La permanence n’existe donc que dans ce qui est. Elle appartient au plan cosmique, à ce qui est intemporel, éternel et universel. Elle est la marque du présent, de ce qui existe et que l’on entretient avec soin, à chaque instant.
L’impermanence, au contraire, appartient au plan terrestre et se manifeste à travers :
– ce qui est en devenir,
– ce qui n’est plus,
– ce qui n’est pas entretenu.
Un enfant est toujours un être en devenir, jusqu’à ce qu’il soit abouti, en tant qu’adulte, pleinement. Un fruit mûr est une nourriture pour le monde vivant, et ne l’est plus, lorsqu’il rentre en décomposition. Un organisme dont on n’entretient pas la santé, finit inexorablement par tomber malade et se détériorer.
Tout ce qui est conditionné par le temps n’est que passager et n’a donc pas de réalité en soi, en dehors de la permanence. Ce qui évolue et est entretenu, finit toujours par grandir et se maintenir. Ce qui n’évolue plus ou n’est plus entretenu, finit toujours par involuer et être recyclé.
Vivre dans la permanence, c’est vivre en présence et en conscience, avec constance. C’est demeurer dans la stabilité de notre être, chaque jour passant. C’est être relié au réel, à ce qui est vrai et vivant.
Pour rendre permanent ce qui est impermanent, il ne faut pas vivre uniquement pour son corps et entretenir une vie matérialiste, mais prendre la matière comme point d’appui, afin de vivre et de s’élever spirituellement.
Ici commence alors le véritable enrichissement.


