Que sommes-nous fait pour manger ? De nos jours, c’est une question que beaucoup de personnes se posent. Soit pour des raisons de performance physique. Soit pour des raisons de santé et de longévité. Ou tout simplement, pour faire la lumière sur notre physiologie. Quoi qu’il en soit, y répondre n’est pas aussi simple qu’il n’y parait.
D’abord, parce que nous ne consommons pas les mêmes aliments, selon là où nous vivons, à travers le monde. Ensuite, parce que notre environnement, nos coutumes et nos manières de vivre influence profondément notre alimentation. Nous ne pouvons donc pas affirmer quel régime alimentaire, aujourd’hui, convient le mieux à notre espèce, sans que la santé de chaque individu ne soit engagée. Nous pouvons cependant discuter de celui qui est naturellement le mieux adapté à notre anatomie et à notre physiologie, afin de s’en servir comme base pour optimiser notre santé.
L’être humain est constitué d’une bouche qui dépend de la main, pour se nourrir. Il ne possède pas de gueule avancée avec un long museau, afin d’obtenir sa nourriture directement, comme le ferait un carnivore en saisissant sa proie. Un tel animal a besoin d’une langue rugueuse, de canines longues et acérées ainsi que d’une série de dents supérieure à notre dentition, pour chasser et s’alimenter. Quadrupède, il possède également des griffes et une vue lui permettant de voir dans l’obscurité.
La force modérée de la mâchoire de l’être humain ; la longueur égale de ses canines avec ses autres dents et le caractère tubulaire de ses molaires, ne lui permettent ni de brouter de l’herbe ni de dévorer de la viande ou du poisson, sans les préparer ou les transformer par la cuisson. Notre bouche est cependant mieux adaptée pour croquer, déguster, ensaliver et mastiquer aisément des fruits et des végétaux tendres qu’à déchirer de la chair. Chair qui, une fois déchiquetée, peut répugner et révulser, là où les fruits sont généralement appréciés pour leurs couleurs, leur odeur et leurs saveurs.
Le fait également que l’estomac et le tube digestif de l’être humain soient identiques à celui des singes anthropoïdes (gorille, orang-outan et chimpanzés), nous place dans la même catégorie diététique que celle des singes frugivores, conçus pour manger des aliments crus.
L’être humain est donc à la base un simple cueilleur de fruits. Il n’est pas constitué pour chasser, biologiquement parlant. Comment se fait-il alors que notre espèce se soit tournée vers la viande, la culture des céréales et la cuisson ? Par instinct de survie, tout simplement.
En s’écartant de son milieu naturel originel, à certains endroits sur la Terre, l’être humain n’a eu d’autre choix que de recourir à la chasse et à la maîtrise du feu pour se nourrir, là où il ne pouvait plus compter uniquement sur les végétaux pour subsister. D’après les archéologues, ces comportements ont commencé à apparaître il y a environ 2 millions d’années, en Afrique. En Europe, c’est essentiellement le froid qui a conduit l’Homme de Néandertal à agir ainsi, il y a 400 000 ans.
L’être humain n’a jamais développé une appréciation innée pour tuer d’animaux. Cela n’a jamais été une pratique naturelle, inscrite dans ses gênes. Le fait qu’il fut contraint d’agir ainsi pour s’alimenter est, hélas, révélateur de sa dégénérescence physique et spirituelle, déjà amorcée en ces temps.
Avoir donc comme base alimentaire des salades, des fruits et d’autres crudités, est vital pour votre santé. Les produits carnés, le poisson, les œufs et certains produits laitiers peuvent ensuite s’avérer nécessaires dans votre régime, selon la région où vous vivez et le mode de vie que vous menez.


