Il est des personnes qui critiquent constamment le Capitalisme — sans même avoir étudié ses principes — et jalousent en même temps, dans le silence, celles qui s’enrichissent.
Elles se plaignent que leur vie est misérable, qu’elles ne gagnent pas assez d’argent, en accusant sans arrêt le système pour ces nombreux travers et ceux qui en profitent. Puis, parce qu’elles détestent l’image qu’elles ont d’elle-même, inaptes à supporter les échecs qu’elles ont subis et dans l’incapacité à se remettre en question, elles cultivent de la frustration et de l’exécration contre celles qui réussissent. Convaincues depuis l’enfance que la vie est injuste, elles ignorent, hélas, que la pauvreté dont elles souffrent est une maladie spirituelle, ayant pour origine leur piètre mentalité.
Commençons d’emblée par affirmer qu’être fortuné ne signifie pas forcément être riche, ni qu’être pauvre ne signifie manquer d’argent. Nombreux sont les millionnaires qui, d’apparence, semblent avoir toutes les raisons d’être heureux et comblés. Ils possèdent des îles, des yachts, des lofts et de splendides véhicules. Mais, malgré leurs possessions matérielles, beaucoup d’entre eux sont en réalité malheureux ! Certains se sentent seuls, ou s’ennuient et meurent à petit feu. D’autres encore ne savent pas quoi faire de leur argent et le dilapident dans des associations caritatives. A contrario, il n’est pas rare de constater que les plus démunis, qui se contentent généralement de peu, ont plus souvent la joie sur leur visage que ces millionnaires, et semblent ne manquer de rien.
Faisons ensuite remarquer que la véritable richesse n’engendre pas la pauvreté. Un système qui permet à quelques personnes de faire fortune au détriment des autres, n’est pas un système favorisant le développement de la richesse. Il suffit d’observer comment les plus hauts placés de l’État français se comportent, en ponctionnant sans mesure et abusivement l’argent des travailleurs par les taxes, l’impôt et le prélèvement, continuellement. Ces gens-là ne font que profiter de leur position, en rackettant légalement ceux qui créent de la valeur, révélant ainsi leur pauvreté intérieure. En effet, si ces politiciens étaient riches d’esprit et de cœur, aucun d’entre eux ne volerait. Tous seraient des créateurs et non des voleurs.
Être pauvre, c’est aussi faire preuve de fausse charité. Les personnes qui, par le biais des ONG ou en bas de chez elles, donnent aux plus démunis, quelques euros ou un sac de riz, pensent ainsi les aider à sortir de la pauvreté, alors qu’en réalité, elles ne font que les maintenir dans leur bourbier. Si ces entités souhaitaient vraiment permettre aux nécessiteux de s’extraire de la pauvreté, elles leur fourniraient les ressources, le savoir et les compétences pour gagner de l’argent ou cultiver leur propre riz, afin de développer leur autonomie. Et toute cette mascarade serait vite finie.
Touchons enfin deux mots à propos du salariat et de l’absurdité qui revient à payer des employés sur la base de leur temps de travail et les années d’ancienneté, au lieu de faire valoir leurs accomplissements. Accepter cela, c’est approuver que l’on méprise la préciosité de vos qualités, parce que ce ne sont pas elles ni vos performances qui sont rémunérées. C’est faire jeu égal avec tout le monde en attribuant les mêmes salaires, tandis que vous sortez probablement du lot. C’est vous contraindre à rester dans vos limites, sans jamais vous surpasser ni viser plus haut.
La pauvreté n’est pas naturelle. Elle est voulue, transmise par l’éducation et organisée. Elle est le fruit de la méconnaissance de soi, d’un manque d’estime de soi, d’un manque de créativité, d’échange et de productivité. Vous n’êtes pas pauvre parce que vous manquez d’argent ; vous êtes pauvre parce que vous ne vous connaissez pas et ne mettez pas en œuvre ce pour quoi vous existez.


