Ces dernières années, les études scientifiques ont prêté de nombreux méfaits au sucre blanc raffiné. Non pas que celui-ci en soit dépourvu. Mais, pas davantage que le sucre complet, le sirop de glucose-fructose, le Rapadura ou encore le miel, qui est, en réalité, plus nocif pour l’organisme que le sucre raffiné, pour son taux d’acidité élevé.
Il a donc été affirmé que le saccharose pur pouvait générer divers problèmes de santé : caries, inflammation, acidification du sang, maladies cardiovasculaires, stéatose hépatique, diabète, obésité, etc., après en avoir consommé, régulièrement et abusivement. Or, la plupart de ces études ont été effectuées à partir de produits industriels ultra-transformés (gâteaux, sodas, bonbons, sauces, snacks…) et non dans le cadre d’une consommation raisonnable et d’un régime alimentaire sain.
Faisons remarquer que le sucre raffiné existe depuis environ 1700 ans, et que son industrialisation à échelle mondiale est en place, depuis le 19ème siècle. Lorsque ce genre de sucre est entré dans les foyers, après la seconde guerre mondiale, et qu’il était consommé avec des fruits pour neutraliser leur acidité, ou dans des yaourts blancs, pour y donner du goût, on diagnostiquait que peu nombreux les enfants cariés, les cas de diabète ou encore d’obésité. En effet, ce n’est qu’avec l’arrivée de ces produits ultra-transformés que ces pathologies ont commencé à s’accentuer.
Et pour cause, l’ensemble des substances surcuites et mélangées, ainsi que les additifs alimentaires toxiques pour l’organisme que contiennent de tels produits : conservateurs, métaux lourds, agents de textures, glutamate monosodique et autres exhausteurs de goût… Même faites maison, les préparations culinaires à base de sucre (tout genre confondu) de gras, de sel et d’autres ingrédients, cuits à haute température et mixés, constituent des produits dommageables pour la santé.
Les dernières études, effectuées sur des rats, ont conduit certains scientifiques à soutenir que le sucre, consommé excessivement, pouvait être comparé à une drogue dure, au même titre que la cocaïne ou que l’alcool, à partir des effets observés sur le système endocrinien, le comportement, l’humeur et le cerveau de ces animaux. Or, l’être humain n’est pas un rat, et rares sont les individus qui consomment exclusivement du sucre raffiné à la cuillère, en quantités excessives, tous les jours.
L’être humain a besoin de glucose pour permettre aux cellules de l’organisme de fonctionner, normalement. Il s’agit d’un « carburant » que celles-ci utilisent en partie, afin de générer leur propre énergie. Le corps peut obtenir du glucose à partir du sucre des fruits, des amylacés, de certaines viandes grasses et des produits laitiers ; ou bien le créer lui-même par le foie, via la gluconéogenèse. Consommer du sucre, même sous une forme raffinée, peut permettre à notre organisme de combler ses besoins quotidiens, et ne s’avèrera que légèrement nocif s’il est consommé raisonnablement, en complément d’un régime alimentaire sain.
Cette soi-disant addiction liée au sucre, provient en réalité des produits industriels cités plus hauts, ceux-là contenant des molécules d’alcool — le sucre caramélisé de ces produits pouvant se transformer en alcool, dans les intestins, et empoisonné le sang, après absorption — ainsi que des additifs alimentaires toxiques, déjà évoqués.
A ce jour, il n’existe aucun consensus établi, aujourd’hui, pour classer le sucre comme substance addictive, au sens clinique du terme (DSM-5 pour les troubles liés à une substance). Les critères d’addiction stricte (dépendance physique sévère, compulsion, etc.) ne sont pas totalement remplis.


